
Quel rôle pour le parrain et la marraine à la première communion ?
Présence, prière, cadeau : découvrez le rôle du parrain et de la marraine avant, pendant et après la première communion de leur filleul.
Le message arrive dans la conversation familiale : « La première communion est le 17 mai, tu pourras venir ? » Vous êtes touché, puis un doute suit aussitôt. En dehors d’être présent et de choisir un cadeau, qu’attend-on vraiment de vous ?
Le rôle du parrain et de la marraine à la première communion n’est pas de remplacer les parents, le catéchiste ou le prêtre. Il prolonge une promesse commencée au baptême : être auprès de son filleul un témoin de la foi, disponible pour écouter, prier et l’aider à avancer dans la vie chrétienne.

Faut-il choisir un nouveau parrain ou une nouvelle marraine pour la communion ?
Non. Le parrain et la marraine sont liés au baptême. On ne recommence pas ce choix à chaque sacrement et il n’existe pas, pour la première communion, un nouveau parrain à inscrire sur un registre.
La personne qui a accompagné le baptême reste appelée à soutenir la croissance chrétienne de son filleul, notamment lors de la préparation à l’Eucharistie et à la confirmation. Le site de l’Église catholique en France le dit clairement : parrains et marraines sont des aînés dans la foi aux côtés des parents.
Si l’un d’eux est absent, éloigné ou n’entretient plus de relation avec l’enfant, ne transformez pas la célébration en procès familial. Un autre adulte croyant peut être une présence précieuse, sans recevoir pour autant le titre officiel de parrain ou de marraine de communion.
Avant la première communion : intéressez-vous au chemin, pas seulement à la date
Il est facile de demander : « Tu veux quoi comme cadeau ? » Essayez d’abord une autre question : « Qu’est-ce que tu découvres au caté en ce moment ? »
Votre filleul répondra peut-être « je ne sais pas ». N’en concluez pas qu’il ne prend rien au sérieux. Les enfants racontent rarement un parcours spirituel sur commande. Parlez de ce qui est concret : la retraite, une rencontre, un chant, une question sur l’hostie ou la peur de se tromper devant tout le monde.
Vous pouvez lui proposer un moment simple :
- prendre un goûter ensemble ;
- lire le récit de la Cène dans un Évangile pour enfant ;
- lui demander ce qu’il comprend et ce qui reste mystérieux ;
- terminer en priant chacun avec une phrase.
Vous n’avez pas besoin de préparer une leçon. Si une question vous dépasse, dites-le : « Je ne sais pas bien te répondre. On peut la noter pour ton catéchiste. » Une présence honnête vaut mieux qu’une explication improvisée.
Pour trouver des mots accessibles, notre article comment expliquer l’Eucharistie à un enfant part des questions concrètes qu’il peut poser.
Parrain ou marraine : devez-vous participer aux rencontres ?
Il n’existe pas une règle identique pour toutes les paroisses. Certaines invitent largement les familles, d’autres organisent un temps pour les parents ou proposent à des proches de participer à une étape. Demandez aux parents ce qui est prévu avant de vous inscrire vous-même à chaque rendez-vous.
Si vous habitez loin, votre accompagnement ne devient pas inutile. Appelez après une rencontre de caté. Envoyez une courte prière par la poste. Fixez un moment en visio pour que l’enfant vous raconte sa retraite. La régularité compte davantage qu’un grand discours la veille de la messe.
Quel rôle pendant la messe de première communion ?
La première communion n’attribue pas automatiquement au parrain ou à la marraine un geste particulier dans la liturgie. Vous n’êtes pas nécessairement placé à côté de l’enfant, appelé devant l’autel ou invité à lire. La paroisse organise la célébration et indique les rôles confiés à chacun.
Votre première mission est plus discrète : être présent à l’heure, respecter les consignes, participer réellement à la messe et ne pas ajouter de tension à une famille déjà bien occupée.
Si vous devez lire, porter une intention ou accompagner un déplacement, préparez ce service avec l’équipe. Sinon, ne cherchez pas un rôle visible. Votre filleul saura que vous êtes là.
Et si vous ne communiez pas vous-même, vous pouvez tout de même assister à la messe et soutenir l’enfant. Votre situation personnelle mérite, si nécessaire, une conversation séparée avec un prêtre ; elle ne doit pas être réglée en urgence dans la procession.
Quel cadeau peut exprimer votre rôle ?
Une médaille, une croix, une Bible, un missel ou un objet transmis dans la famille peuvent marquer la journée. Mais aucun achat ne garantit qu’un lien de foi durera.
Ajoutez au cadeau une promesse que vous pourrez tenir. Par exemple :
- venir une fois dans l’année à la messe avec votre filleul ;
- lui écrire à la date anniversaire de sa première communion ;
- prier régulièrement pour une intention qu’il vous a confiée ;
- partager avec lui une fête ou une personne sainte qui compte pour vous.
Évitez les promesses ambitieuses oubliées dès juin. Un rendez-vous simple, répété, donne un contenu réel au mot « accompagner ».
Après la première communion : le rôle commence à devenir ordinaire
La tenue sera rangée et les photos envoyées. Votre filleul, lui, continuera à grandir. Il aura peut-être des questions, une période où le caté l’enthousiasme et une autre où il ne voudra plus y aller.
Le Directoire pour la catéchèse décrit le parrain et la marraine comme des collaborateurs des parents, capables d’aider dans les doutes et les inquiétudes et de veiller à la croissance de la vie baptismale. Cela ne demande pas d’être un modèle sans faille. Cela demande de rester accessible.
Le dimanche suivant, envoyez un message qui ne parle pas des photos : « Comment as-tu vécu ta première communion ? Quel moment veux-tu garder ? » Puis écoutez sa réponse, même si elle commence par le gâteau.
Vous pouvez aussi parcourir avec les parents notre guide pour préparer un enfant à la première communion, afin que chacun trouve sa place sans doubler le travail du caté.
Une chose à faire cette semaine
Appelez votre filleul sans parler d’organisation. Demandez-lui ce qu’il attend de sa première communion et ce qui lui fait un peu peur. Écoutez, puis dites-lui simplement que vous prierez pour lui.
Le rôle du parrain et de la marraine à la première communion tient peut-être dans cette fidélité discrète : rappeler à un enfant qu’il n’avance pas seul, le jour de la cérémonie comme les dimanches qui suivront.
Pilou